Guinée : les recettes de l’État bondissent de 7,53 % dans le budget rectificatif 2026, adopté à l’unanimité
L’Assemblée nationale a donné son feu vert au volet recettes de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026. Examiné en séance plénière ce samedi 31 octobre 2026, le texte a été adopté à l’unanimité des députés présents. Cette nouvelle mouture du budget prévoit une augmentation significative des ressources de l’État, avec des recettes désormais estimées à 60 064,47 milliards de francs guinéens (GNF).
D’après le rapport de la Commission des Affaires économiques et financières, du Plan et de la Coopération, cette révision porte les recettes budgétaires à un niveau supérieur de 4 206,37 milliards GNF par rapport aux 55 858,10 milliards initialement prévus dans la loi de finances initiale (LFI), soit une progression de 7,53 %.
Dans le détail, les recettes du budget général sont fixées à 57 664,90 milliards GNF, contre 53 431,86 milliards dans les prévisions initiales. Cette augmentation de 7,92 % repose essentiellement sur la dynamique des recettes fiscales, qui atteignent désormais 52 795,68 milliards GNF, en hausse de 8,39 %.
Les principales contributions à cette évolution proviennent des impôts sur les biens et services, dont les recettes progressent de 24,20 %, ainsi que des autres recettes fiscales, en augmentation de 72,72 %. En revanche, les prélèvements sur le commerce extérieur, les revenus et les salaires enregistrent des baisses.
Sur le plan macroéconomique, le gouvernement revoit plusieurs indicateurs. Le taux d’inflation est désormais projeté à 5,2 %, contre 3,5 % initialement. La croissance économique attendue passe de 9,5 % à 8,6 %, tandis que le PIB nominal est ramené de 401 670 à 392 503 milliards GNF. Le taux de change est, quant à lui, réajusté à 8 710 GNF pour un dollar.
Le déficit budgétaire connaît une légère amélioration, passant de 2,07 % à 2,01 % du PIB. La révision intègre également les pertes de recettes pétrolières supportées par l’État pour maintenir le prix du carburant à 12 000 GNF le litre, ainsi qu’un appui français de 78,05 milliards GNF dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D).
Concernant le financement, les dépôts du Trésor auprès de la Banque centrale sont revus à la baisse, tandis que le recours aux emprunts obligataires et aux titres d’État est renforcé.
À l’issue de l’examen, les députés ont appelé les régies financières à intensifier la mobilisation des ressources publiques, notamment par l’élargissement de l’assiette fiscale, la formalisation du secteur informel et la digitalisation des procédures de recouvrement.
