Conakry : vidéos obscènes, élèves dans la rue… le procureur spécial hausse le ton et annonce des contrôles renforcés
Le procureur spécial près le tribunal pour enfants de Conakry, Cee Avis Gamy, a tiré la sonnette d’alarme, ce 23 octobre 2026, face à la circulation de vidéos à caractère sexuel ou obscène impliquant des enfants, des élèves et certains adultes. Il dénonce également la présence d’élèves dans les rues et les lieux inappropriés pendant les heures de cours.
Dans sa déclaration, le magistrat rappelle que ces pratiques, lorsqu’elles sont avérées, peuvent constituer des infractions à la législation guinéenne. « Ils portent gravement atteinte à la dignité, à l’intégrité physique et morale, à la sécurité ainsi qu’à l’avenir des enfants », souligne-t-il, insistant sur la nécessité de préserver les mineurs contre toute forme d’exploitation ou de mise en danger.
Face à cette situation, Cee Avis Gamy interpelle les parents et les tuteurs sur leurs responsabilités en matière de surveillance et de protection. Les responsables des établissements scolaires sont, eux aussi, appelés à renforcer le suivi de l’assiduité, à signaler les absences injustifiées et à prendre les dispositions nécessaires.
Le procureur prévient que « tout manquement susceptible d’engager une responsabilité légale sera examiné conformément aux textes en vigueur ».
Dans le cadre de cette démarche, il a instruit l’OPROGEM et le service central de renforcer les patrouilles, de jour comme de nuit, dans l’ensemble de Conakry. Les contrôles devront notamment être intensifiés aux abords des écoles, dans les hôtels, les lieux de loisirs et tout autre espace susceptible d’accueillir des élèves durant les heures d’enseignement.
Les forces compétentes devront vérifier la situation des élèves rencontrés hors de leurs établissements pendant les cours. Toute personne soupçonnée d’infraction pourra faire l’objet de procédures légales et, si nécessaire, être présentée aux autorités judiciaires. Les enfants victimes ou exposés à un danger devront bénéficier d’une protection adaptée.
Enfin, le procureur appelle les familles, les éducateurs, les exploitants de lieux de loisirs et les citoyens à signaler les situations préoccupantes et à éviter la diffusion d’images portant atteinte à la dignité des mineurs.
« La protection de l’enfant est une responsabilité collective », rappelle Cee Avis Gamy, qui assure que la loi sera appliquée avec fermeté, impartialité et dans le respect des procédures légales.
