Siguiri : le procureur confirme des décès en prison et dément toute torture
Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri a confirmé le décès de certains détenus à la maison d’arrêt de la ville.
Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, Dominique Loua, a confirmé le décès de plusieurs détenus à la maison d’arrêt de la ville. Dans un entretien accordé ce lundi 31 août 2026 à Mediaguinee, le magistrat a toutefois rejeté les accusations faisant état de tortures ou de violences infligées aux prisonniers.
Cette réaction intervient après une publication du journaliste Abdoul Latif Diallo, actuellement en exil. Dimanche, celui-ci avait affirmé sur Facebook que trois détenus transférés de la maison centrale de Conakry vers Siguiri avaient trouvé la mort après avoir subi, selon lui, « des tortures et des violences ».
Face à ces accusations, Dominique Loua a tenu à apporter des précisions. « Par rapport aux déclarations du journaliste Abdoul Latif, je voudrais apporter quelques précisions. Dans son article, il fait savoir que ces personnes qui sont décédées l’ont été à la suite de tortures et de violences », a-t-il déclaré.
Le procureur estime que ces affirmations auraient dû faire l’objet de vérifications préalables. « C’est très regrettable qu’un journaliste de sa taille puisse publier des informations sans aller les vérifier », a-t-il déploré.
Selon lui, les détenus transférés depuis Conakry ont été correctement pris en charge à leur arrivée. « Nous avons reçu ces détenus en provenance de Conakry. Ils sont rentrés ici, ils sont bien traités. La mort arrive dans toutes les maisons d’arrêt, dans toutes les prisons », a-t-il expliqué.
Dominique Loua réfute surtout toute responsabilité des gardiens pénitentiaires dans ces décès. « Dire que ces personnes ont été torturées par la garde pénitentiaire, c’est un grand mensonge », a-t-il martelé.
Il affirme enfin qu’« à la maison d’arrêt de Siguiri, il n’y a jamais eu de torture » et précise que les corps ont été remis aux familles.
Ces décès interviennent après le transfert de détenus de la maison centrale de Conakry vers plusieurs établissements pénitentiaires du pays, dans le contexte de la démolition de la maison centrale de Coronthie liée au projet de modernisation de la capitale.
