Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a présidé, ce 10 septembre 2026, la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition de la Revue annuelle des établissements publics administratifs (EPA), consacrée aux exercices 2023, 2024 et 2025.
Après une première édition organisée en 2017, cette revue constitue un nouveau cadre de suivi, d’évaluation et d’amélioration de la gouvernance, de la gestion et de la performance des établissements publics. Organisée par le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, à travers la Direction générale du patrimoine de l’État et des investissements privés (DGPEIP), elle vise notamment à renforcer la transparence et l’efficacité des EPA au service de l’État et des citoyens.
La Directrice générale de la DGPEIP, Djenabou Diallo, a souligné que l’exercice permet d’obtenir « une vue d’ensemble et organisée du portefeuille des établissements publics », en évaluant leur gouvernance, leur situation financière, leurs ressources humaines ainsi que le respect des principales diligences.
De son côté, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a indiqué que la revue a porté sur plus de 100 établissements employant plus de 13 000 agents. Elle a plaidé pour une tutelle financière davantage fondée sur la connaissance du portefeuille, l’anticipation des risques, la qualité de l’information et l’accompagnement de la performance.
Le Premier ministre a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’intégrer pleinement les EPA au système du budget-programme, dont la mise en œuvre effective est prévue le 1er janvier 2027. Il a également appelé à identifier les dysfonctionnements et les transformations nécessaires, allant de la restructuration à l’évolution du statut ou au regroupement.
Pour Amadou Oury Bah, bonne gouvernance, suivi permanent et digitalisation sont désormais indispensables pour accompagner la transformation des établissements publics dans la perspective de Simandou 2040.
« Un établissement public doit être jugé non pas sur son existence, son budget ou ses effectifs, mais sur les résultats qu’il produit pour la nation et la qualité du service qu’il offre aux citoyens. »
