Labé : les enseignants vacataires cadenassent les bureaux de la direction de l’école de santé communautaire

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Après plusieurs manifestations infructueuses pour réclamer plus de 2 ans d‘arriérés de salaire, les enseignants vacataires de l’école normale de soins de santé communautaire de Labé sont passés ce vendredi 03 juin à la vitesse supérieure. Ils ont cadenassé le bureau de la direction de leur établissement et celui de l’inspection régionale de l’Enseignement technique.

C’est avec des slogans comme ‘’nous réclamons nos primes de 2 ans, nous allons continuer de fermer les bureaux’’ que ces dizaines d’enseignants vacataires ont battu le pavé ce matin en marchant sur l’école de soins de santé communautaire avant de chuter par l’inspection régionale de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle.

« C’est par rapport à nos primes. Il y a de cela 2 ans, les vacataires de l’école de soins de santé de Labé ne sont pas payés. On a tellement essayé de rencontrer les autorités par rapport à ça, c’est ce matin donc on est venu cadenasser les portes du bureau du directeur de l’école de soins de santé, le bureau du comptable. Maintenant là, nous sommes au bureau de l’inspecteur régional pour cadenasser sa porte. Depuis le début, personne ne dit la vérité dans cette affaire », affirme Bandian Kamboulan.

Cet autre manifestant, du nom de Diamoutin Kaba, en service à l’école de soins de santé communautaire de Labé, depuis 2012, ne compte que sur ces primes et se demande à quel saint se vouer. Il critique la politique de ses responsables.

« Ça fait 2 ans qu’on n’a pas reçu nos primes. Nous, on ne vit que de ça, même le nouveau inspecteur qui a été muté à Labé, n’a pas cherché à nous rencontrer. Je me demande comment ils sont en train de gérer leur administration. Le directeur même, il est incapable de trouver une solution, par rapport à notre situation. Nous sommes des pères de familles, nous ne sommes pas engagés à la fonction et le peu que nous sommes en train de gagner, l’inspection est en train de nous priver de ça », fustige M. Kaba.

Dans la foulée, le porte-parole des enseignants vacataires nous confie que tant qu’ils ne perçoivent pas leur dû, les bureaux de la direction de l’école de soins de santé communautaire et de l’inspection régionale de l’enseignement technique resteront fermés. « Si rien n’est fait, les portes resteront fermées, jusqu’à satisfaction de nos revendications. Nous ferons nous entendre », promet Dr Issaga Souaré.

A noter que toutes nos tentatives de joindre les responsables des deux directions sont restées vaines.

In mediaguinee

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