Simandou 2040 : Mamadi Doumbouya durcit le ton et fixe cinq exigences au gouvernement
Guinée
Lors du Conseil des ministres du jeudi 3 septembre 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a appelé les membres du gouvernement à davantage de rigueur dans la mise en œuvre du programme Simandou 2040. Pour le chef de l’État, cette initiative constitue une traduction concrète de la politique de refondation engagée en Guinée.
« La Refondation n’est pas un slogan : c’est un contrat que nous avons passé avec le peuple souverain de Guinée, et Simandou 2040 en est la traduction opérationnelle. Ce programme n’appartient ni à un homme, ni à un gouvernement, ni à une législature. Il appartient à la Nation. Il engage les générations qui viennent », a-t-il rappelé.
Face aux membres du gouvernement, Mamadi Doumbouya a ensuite énuméré cinq exigences non négociables. La première concerne la discipline dans l’exécution, avec notamment l’instauration d’un tableau de bord mensuel sur l’état d’avancement physique et financier des projets.
La deuxième porte sur la qualité de la dépense publique. « Chaque franc guinéen engagé doit produire un résultat visible, mesurable et vérifiable. Je ne tolérerai ni le gaspillage, ni la dépense de prestige, ni les marchés attribués en marge des procédures », a prévenu le président.
Il a également insisté sur la maturation préalable des projets, exigeant des études de faisabilité, des montages juridiques sécurisés et des plans de maintenance avant tout financement. « Nous avons trop souvent, par le passé, inauguré ce que nous n’étions pas en mesure d’entretenir », a-t-il déploré.
Le contenu local et l’emploi des Guinéens constituent la quatrième exigence, tandis que la cinquième concerne la présence des ministres sur le terrain. « Un ministre ne gouverne pas depuis son bureau. Je veux vous voir sur les chantiers, dans les préfectures, dans les sous-préfectures, dans les districts et les villages au contact des populations », a-t-il martelé.
Enfin, le chef de l’État a appelé à transformer les capitaux mobilisés en résultats concrets pour les populations, notamment en écoles, routes, hôpitaux et emplois.
