« Plus cher que la bauxite » : à Conakry, le plastique déclenche une onde de choc économique et environnementale

Guinée

À Conakry, les membres de l’Union des promoteurs d’eaux minérales de Guinée (UPEMGUI) ont tenu une conférence de presse le 28 avril 2026, centrée sur la gestion des sachets plastiques. Face aux journalistes, le responsable de la communication, Ibrahima Sory Naby Camara, a souligné l’enjeu économique de ces déchets : « Aujourd’hui, le sachet coûte plus cher que la bauxite. […] La tonne de ces matières atteint 1 000 dollars, contre 960 dollars pour la bauxite ».

Insistant sur la nécessité d’une meilleure valorisation, il a proposé plusieurs pistes : « Si nous impliquons davantage ces usines qui rachètent le plastique […] nous pouvons inciter la population ». Il a également évoqué la fiscalité : « Nous pouvons demander à l’État de revoir ces montants afin que les autorités puissent intensifier la collecte des déchets ».

Par ailleurs, le secteur reste en pleine structuration. « Nous sommes en harmonie avec l’État et nous suivons ses orientations », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant des dysfonctionnements : « Plusieurs unités continuent de fonctionner comme si elles n’étaient pas concernées ». Enfin, il a annoncé la tenue d’un congrès le 9 mai : « Après cela, nous travaillerons véritablement avec l’État pour assainir le secteur ».

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.