Le syndicat de la presse privée change de nom et s’ouvre aux autres

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Des membres du syndicat de la presse privée
Des membres du syndicat de la presse privée

C’est acté. Le syndicat professionnel de presse privée de Guinée (SPPG) change de nom et devient le syndicat de la presse professionnelle de Guinée (SPPG). L’objectif de changement juridique est de pouvoir défense n’importe quel journaliste qu’il soit du privé, public ou indépendant. Ce changement de nom intervient la veille de l’organisation du congrès électif de ladite structure pour renouveler leurs instances.

Sékou Jamal Pendessa, premier secrétaire chargé des négociations du SPPG, revient sur les raisons du changement de nom. « Nous avons tiré beaucoup de leçons. On s’était rendu compte que notre champ d’action était trop limité. On était enfermé. Si fait que lorsqu’il y avait un cas concernant les journalistes des médias publics, on ne pouvait pas réagir puisque le syndicalisme aussi est esclave des textes. C’est pourquoi quand Almamy Kaala Conté de la RTG a été condamné sur la base du code pénal dans l’affaire qui l’a opposé à Kiridi Bangoura, nous n’avons pas pu réagir parce qu’il n’est pas syndiqué.  Quand Sorel Keita également de la RTG a eu des problèmes dans l’affaire Dady moupèpou kolo, on n’a pas pu réagir puisqu’il est de la presse publique. Donc y a beaucoup d’exemples. Et tout récemment le cas du doyen Diouldé Diallo qui est aussi de la RTG. Là également, on ne pouvait pas réagir publiquement. Même si on le faisait discrètement, puisque la loi nous limite. Donc après avoir tiré toutes ces leçons, on a décidé d’écraser le mot privé en le remplaçant par celui professionnel pour être Syndicat de la presse professionnelle de Guinée (SPPG).

Tous ceux qui travaillent au niveau des médias et dans les services similaires peuvent adhérer au SPPG. C’est-à-dire les photographes, etc. Un poste de syndicalisation a été aussi créé qui n’existait pas avant. On s’est rendu compte que s’il n’y a pas ce poste, il sera très difficile de renforcer la représentativité ou la représentation du syndicat. L’intéressé est chargé de veiller à l’installation des antennes du syndicat à l’intérieur du pays et des points focaux dans les médias établis à Conakry. Autre changement, il y a des prérogatives comme les affaires sociales qui revenaient au chargé des négociations. On les a renvoyées cette fois-ci vers le chargé de la communication. Voici les grands changements apportés au niveau de nos textes de loi », a-t-il expliqué ce lundi 24 mai 2021, à la maison de presse.

Salimatou Barry

 

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