La Guinée franchit une nouvelle étape dans le développement du powerlifting en accueillant, pour la première fois de son histoire, le Championnat d’Afrique de la discipline. Organisée les 10 et 11 juillet 2026 à Conakry, cette compétition continentale est mise en œuvre par la Fédération guinéenne de powerlifting, en collaboration avec l’International Powerlifting League (IPL).
Une dizaine de nations africaines prennent part à cette édition, au cours de laquelle les athlètes rivalisent dans les trois épreuves emblématiques du powerlifting : le squat, le développé couché et le soulevé de terre. La compétition bénéficie également de la présence de la légende burkinabè Iron Biby, qui officie en qualité d’arbitre central.
Pour le président de la Fédération guinéenne de powerlifting, Thierno Souleymane Diallo, l’organisation de cet événement est le résultat d’un long processus. « Je peux vous dire que l’organisation de ce championnat en Guinée n’est pas anodine. Cela n’a pas été une chose aisée. Depuis plus de trois ans, nous travaillons pour y parvenir. C’est cette année que Dieu l’a voulu », a-t-il déclaré.
Il rappelle que l’attribution d’une telle compétition est soumise à des exigences strictes des instances dirigeantes. « Pour organiser une telle compétition, il faut obtenir l’approbation des instances internationales. Nous sommes affiliés à l’International Powerlifting League (IPL), qui coordonne, avec la Confédération africaine de powerlifting, l’organisation des compétitions sur le continent », a-t-il précisé.
Cette édition revêt également un caractère inédit. Selon Thierno Souleymane Diallo, il s’agit de la première édition du Championnat d’Afrique organisée sous l’égide de l’IPL, même si le Championnat d’Afrique de powerlifting existe déjà et en est à sa quatrième édition. Les épreuves sont disputées selon les catégories d’âge et de poids prévues par les règlements internationaux.
En Guinée, le powerlifting est une discipline déjà bien connue, notamment dans plusieurs quartiers où elle est pratiquée par des personnes souvent surnommées « gros bras » ou « bodyguards ». La création de la Fédération guinéenne de powerlifting répond à la volonté de mieux structurer cette pratique et d’offrir aux athlètes un cadre conforme aux standards internationaux, afin de faciliter leur accès aux compétitions mondiales.
Présent à Conakry, le président de la Confédération africaine de powerlifting, Jean-Claude Owana Mbah, a salué l’implication des autorités guinéennes dans la réussite de cette compétition. Il a profité de l’occasion pour annoncer que la Guinée est désormais reconnue comme la capitale africaine du powerlifting, une distinction qui témoigne de la place grandissante du pays dans le développement de cette discipline sur le continent.
