Guinée : la CPR dénonce des irrégularités électorales et brandit la menace d’un retrait

Guinée

La Coalition politique pour la rupture (CPR) hausse le ton à quelques jours du double scrutin législatif et communal prévu le 31 mai 2026. Dans une déclaration rendue publique à Conakry le 27 avril, son président, Dr Faya Lansana-Mini, dénonce de « graves dysfonctionnements » susceptibles de compromettre la transparence et la crédibilité du processus électoral.

Engagée à travers les listes du Bloc libéral, la CPR affirme avoir observé, depuis le lancement des opérations électorales, des pratiques contraires aux normes démocratiques. Elle évoque notamment des violations répétées du cadre légal, pointant des irrégularités dans la gestion des candidatures et le respect des règles en vigueur. La coalition s’inquiète également de l’implication présumée de certains responsables administratifs et gouvernementaux dans des activités partisanes, une situation qu’elle juge incompatible avec le principe de neutralité de l’État.

Selon la CPR, cette confusion entre fonctions publiques et compétition électorale alimente un climat de méfiance généralisée. Elle met en garde contre les conséquences d’une telle dérive sur la stabilité institutionnelle et la légitimité du scrutin à venir.

En conséquence, la coalition exige la réintégration immédiate des candidatures rejetées de manière jugée irrégulière et appelle à la cessation de toute ingérence politique des autorités. Elle invite par ailleurs les juridictions compétentes à garantir le respect strict de la légalité.

Faute de mesures correctives rapides et crédibles, la CPR prévient qu’elle pourrait se retirer du processus électoral, estimant que la démocratie ne saurait se réduire à une simple formalité.

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