Déguerpissement à Hamdallaye 1 : le groupe scolaire Hadja Nantouma redoute sa démolition
Guinée
Quelques jours après l’éboulement meurtrier survenu à la décharge de Dar-Es-Salam, les opérations de déguerpissement se poursuivent dans les zones considérées comme exposées. À Hamdallaye 1, le groupe scolaire privé Hadja Nantouma fait partie des établissements concernés par les démolitions annoncées.
Pour son directeur général, Daouda Souaré, la mesure suscite une profonde inquiétude, notamment en raison du délai jugé insuffisant pour permettre aux responsables de trouver une solution. L’établissement accueille environ 350 élèves, du préscolaire à la 10ᵉ année, et fonctionne depuis près de sept ans.
« Nous sommes frappés d’une très grande tristesse. Nous avons investi ici l’argent que nous avons économisé pendant des années, entre amis, pour créer cette école », confie le responsable.
Selon lui, l’école a progressivement grandi, passant de quatre classes à une structure scolaire complète. Les promoteurs mettent également en avant les performances des élèves. Lors du dernier examen présenté par l’établissement, 31 candidats sur 33 auraient été déclarés admis.
Au-delà de la scolarisation, l’école représente aussi une source de revenus pour plusieurs jeunes du quartier. « Beaucoup de jeunes qui ont terminé leurs études donnent des cours ici. Si l’école disparaît, nous ne savons pas où les placer », déplore Daouda Souaré.
Les responsables craignent également les conséquences pour les familles riveraines, certaines ayant choisi l’établissement pour sa proximité et ses frais jugés abordables.
Tout en reconnaissant la nécessité des mesures prises après le drame de Dar-Es-Salam, le directeur demande un accompagnement de l’État. « Nous ne sommes pas contre le déguerpissement, mais il faut des mesures d’accompagnement », insiste-t-il.
À l’approche de la démolition annoncée, les promoteurs espèrent encore une révision de la décision.
