Baccalauréat 2026 : un étudiant arrêté à Conakry pour tentative de substitution 

Guinée

La lutte contre la fraude aux examens nationaux se poursuit en Guinée. Au troisième jour du baccalauréat, session unique 2026, les autorités ont procédé à l’interpellation d’un faux candidat au lycée Senghor de Simbaya, dans la commune de Matoto, à Conakry.

Le mis en cause, identifié comme Sékou Oumar Latif Kaba, affirme être étudiant en deuxième année de licence dans une université de la capitale. Selon ses déclarations, il s’était présenté dans la salle d’examen afin de composer à la place d’un candidat en difficulté, à la demande d’un aîné de son quartier.

Placée désormais entre les mains de la gendarmerie territoriale de Yimbaya, la personne interpellée a reconnu les faits devant les médias. Elle explique avoir été sollicitée par un certain « Zimré », qui lui aurait proposé de remplacer un candidat ayant échoué à trois reprises au baccalauréat.

« Il m’a approché en disant qu’il connaissait mes capacités. Il voulait que je compose à la place d’un jeune qui n’avait jamais réussi son bac malgré plusieurs tentatives. Nous avons discuté et j’ai fini par accepter », a-t-il confié.

L’étudiant soutient qu’il s’agissait de sa première participation à une telle opération. Il affirme avoir longtemps hésité avant d’accepter, expliquant avoir été convaincu uniquement pour les épreuves de français, de philosophie et de géographie, des disciplines dans lesquelles il estime être plus performant.

Il reconnaît également qu’un accord financier avait été conclu avec les organisateurs de cette fraude. Si une avance lui aurait déjà été versée, il s’est refusé à révéler le montant convenu.

Présent sur les lieux, le directeur communal de l’Éducation de Matoto, Sékou Kaba, a indiqué que les recherches se poursuivent afin d’identifier le principal commanditaire de cette tentative de substitution.

« Les informations recueillies indiquent que cette personne enseignerait dans plusieurs établissements. J’ai déjà pris contact avec les responsables des écoles concernées, mais ils affirment qu’il ne fait pas partie de leur personnel permanent. Les investigations vont se poursuivre afin d’établir toutes les responsabilités », a déclaré le responsable éducatif.

Par ailleurs, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle a annoncé qu’un second faux candidat a été interpellé ce jeudi dans la préfecture de Mandiana, confirmant ainsi le renforcement des dispositifs de surveillance mis en place pour sécuriser le déroulement des examens nationaux.

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