Guinée : la pêche industrielle et semi-industrielle reprend après deux mois de repos biologique
Guinée
Après deux mois de suspension, les activités de pêche industrielle et semi-industrielle reprennent officiellement dans les eaux guinéennes à partir de ce mardi 1er septembre 2026, à minuit, temps universel. L’annonce a été faite par la ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Fatima Camara, dans une vidéo publiée sur la page Facebook de son département.
Cette reprise intervient au terme du repos biologique instauré du 1er juillet au 31 août. Selon la ministre, les opérations sont désormais autorisées jusqu’à la limite des 60 000 marins, calculés à partir de la ligne de base, conformément au plan d’aménagement et de gestion des pêcheries maritimes pour l’année 2026.
Fatima Camara rappelle que la fermeture saisonnière avait pour objectif de protéger les ressources halieutiques pendant une période correspondant notamment à la reproduction des principales espèces. « Nous devons tous garder à l’esprit [qu’il faut] préserver nos ressources halieutiques pour mieux assurer leur exploitation dans la durée », a-t-elle déclaré.
Durant les deux mois d’interdiction, les dispositifs de contrôle et de surveillance ont été renforcés afin de faire respecter la mesure. Les autorités indiquent également avoir pris des dispositions pour limiter les conséquences de la fermeture sur l’approvisionnement des marchés. L’exonération des droits et taxes à l’importation de 15 000 tonnes de produits halieutiques a notamment permis de soutenir l’offre locale.
Avec la reprise, le gouvernement appelle les professionnels à respecter strictement la réglementation. « La reprise des activités de pêche industrielle et semi-industrielle doit s’accompagner du même sens de responsabilité », a insisté la ministre.
Les autorités comptent par ailleurs s’appuyer sur l’évaluation des stocks pour mesurer l’évolution des espèces et l’impact du repos biologique. Ces données doivent contribuer à orienter les prochaines décisions de gestion des pêcheries.
« Les résultats de l’évaluation des stocks nous permettront d’apprécier l’évolution des différents groupes d’espèces », a conclu Fatima Camara.
