Vol présumé de bébé au CMC de Ratoma : le parquet requiert trois ans de prison contre l’accusée principale

Guinée

Le procès relatif au présumé vol d’un nourrisson au Centre médical communal (CMC) de Ratoma a franchi une étape décisive jeudi 30 juillet 2026 devant le tribunal de première instance de Dixinn. Après l’audition des quatre femmes poursuivies et la déposition de la partie civile, le ministère public, les avocats des victimes et ceux de la défense ont présenté leurs réquisitions et plaidoiries.

L’avocat de la famille du bébé a vivement dénoncé le comportement de certaines structures sanitaires et de services administratifs qui auraient refusé, selon lui, de prendre en charge l’enfant et de lui délivrer un acte de naissance. Il a demandé au tribunal d’ordonner des sanctions financières dissuasives contre tout agent qui s’opposerait à l’accès aux soins ou à l’établissement des documents d’état civil. Il a également sollicité la condamnation solidaire des accusées au paiement de 150 millions de francs guinéens de dommages et intérêts.

Dans ses réquisitions, le procureur a estimé que les faits d’enlèvement et de faux en écriture publique étaient suffisamment établis. Il a toutefois requis la relaxe de Fatoumata Condé au bénéfice du doute. Haby Diallo, considérée comme l’auteure principale de l’enlèvement, encourt trois ans d’emprisonnement. Pour Kadiatou Bangoura et Djenabou Diallo, poursuivies pour faux et complicité de faux, le parquet a demandé un an de prison, dont six mois avec sursis, ainsi qu’une amende de deux millions de francs guinéens chacune.

La défense a plaidé des circonstances atténuantes, voire la relaxe pour certaines prévenues. Le juge Mohamed Sangaré a clos les débats et renvoyé l’affaire au 31 juillet 2026 pour le prononcé du jugement.

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