Ce mercredi 10 juin 2026, le dossier de l’ancien ministre Oyé Guilavogui, la Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a été examiné. Il est poursuivi pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux. Absent du territoire national depuis novembre 2023 pour des soins médicaux en Tunisie, l’ex-responsable gouvernemental n’a pas comparu à l’audience.
Au cours de ses réquisitions, le parquet spécial a détaillé plusieurs irrégularités présumées liées à des projets publics placés sous son autorité. Parmi les dossiers évoqués figurent les 50 millions de dollars destinés à la relance de la SOTELGUI, dont 12 millions resteraient sans justification, ainsi que plus de 40 milliards de francs guinéens alloués à un programme de reboisement et près de 60 milliards destinés à la confection de cartes biométriques.
Le ministère public s’est également appuyé sur les conclusions de l’Inspection générale d’État, selon lesquelles plus de 213 milliards de francs guinéens auraient été décaissés sans justification. Concernant l’enrichissement illicite, le parquet a estimé que le patrimoine attribué à l’ancien ministre était disproportionné par rapport à ses revenus déclarés.
Au terme de ses réquisitions, le parquet a demandé une peine de dix ans d’emprisonnement, une amende de 50 milliards de francs guinéens et la délivrance d’un mandat d’arrêt. La décision de la Cour est attendue le 1er juillet 2026.
