100 ans d’El Hadj Boubacar Biro Diallo. Émouvant témoignage de Doussou Condé

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Avoir 100 ans de vie dépend du créateur. mais être célébré dépend de soi. Elhadj Boubacar Biro Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale a célébré ses 100 ans. Révolutionnaire dans l’âme, ce doyen respecté et aimé a bien rempli son contrat sur terre. Pour beaucoup, ce fils de Mamou est un Guinéen tout court qui vit avec tout le monde. Madame Sanoh Doussou Condé, célèbre activiste guinéenne en Amérique du Nord se souvient de celui qu’il appelle affectueusement « Papa Mamou ». Les mots sont forts…

Elhadj Boubacar Biro Diallo, c’est une fierté !

Vous avez été un père pour nous, un conseiller, personnellement moi. Je ne peux pas rester indifférente à ce don de Dieu. 100 ans, je veux 100 ans de plus papa « Mamou ». Je me rappelle de ce grand combattant de la liberté. Selon une confidence de ma grand-mère maternelle Feue Hadja Djontan Traoré, Papa Mamou Elhadj Biro, ce grand nationaliste fut celui-là qui a fait descendre le drapeau français après le Non à la France. De ce jour jusqu’à l’heure où nous parlons, il est au service de son pays la Guinée.

Je vous dis merci aujourd’hui papa, parce que c’est moi en fait qui suis allée vous voir, tombée sur vos pieds un jour très triste de l’histoire politique de la Guinée. Papa Mamou, Alpha Condé est en prison. Aidez-le, il risque d’y perdre sa vie. Faîtes tout possible, étant président de l’Assemblée le monde va vous écouter. Il m’a regardé, il dit c’est ce que tu veux ? J’ai dit oui. Je ne compte que sur vous. Il m’a dit je te promets. Et il est à rappeler aujourd’hui que l’histoire de ce qui a opposé Elhadj Biro au Feu Général Conté fut le cas Alpha Condé. Il a pris son bâton de pèlerin pour passer à l’Assemblée de Paris, partout, au département ici aux États-Unis, pour expliquer que l’arrestation de Alpha Condé n’est pas normal, qu’il a l’immunité parlementaire. Merci Papa Mamou pour ça. Ça a été la discorde entre lui et le Feu Président Conté qui avait de l’estime pour lui. Et quand Monsieur Alpha Condé a commencé la grève de la faim, je l’ai interpellé. Ce jour il m’a dit, Doussouba tu sais, je vais aller dire à Alpha que la grève de là faim n’est pas de notre culture, il n’a qu’à tenir bon. Je vais le voir en prison. Vous étiez celui-là qui était permanemment à la sûreté avec mon frère Feu Bah Mamadou, paix à son âme. L’histoire est très longue, je vous suis reconnaissante aujourd’hui Papa Mamou. Vous m’avez aimé, vous m’aimez comme votre fille, chaque fois que j’ai l’occasion de vous parler c’est dire « merci ». Il est rare que vous m’ayez trouvé aux États-Unis, j’étais avec vous. Je suis avec vous à la réception, à l’aéroport et au départ pour l’Afrique. Sincèrement les mots me manquent. Mission accomplie Papa Mamou, pour Mamou et pour Kourou votre village natal. Moi je vous remercie. Avec beaucoup de conseils, j’ai beaucoup appris avec vous. Au téléphone, avec les prières incessantes. Aimer les enfants des autres. Merci. Centenaire, ce n’est pas donner à tout le monde, il faut être vous, un grand pieu qui remet tout à Dieu. Je le sais Papa Mamou. Je pense que le chapelet-là m’appartiendra. Merci beaucoup Papa Mamou, merci pour nous, ma génération, la Guinée, merci pour Mamou surtout. Si j’ai bonne mémoire, vous êtes tellement chanceux que le dernier décret du président Ahmed Sékou Touré, si je me rappelle bien, fut votre nomination comme gouverneur de Koundara. Je m’arrête là. Merci Papa Mamou. 100 ans de plus.

Doussouba

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