Conakry : Ultimatum du gouvernement contre l’évacuation anarchique des eaux usées

Conakry, Guinée

À Conakry, la mauvaise gestion des eaux usées dans plusieurs concessions inquiète les autorités. Face à la multiplication des canaux de drainage qui déversent directement sur les voies publiques, le ministère de l’Hydraulique et des Hydrocarbures hausse le ton et accorde un ultimatum de 30 jours aux ménages concernés pour se conformer aux normes en vigueur, sous peine de lourdes sanctions.

Face à cette situation jugée préoccupante, le ministère de l’Hydraulique et des Hydrocarbures a décidé de durcir le ton. Dans un courrier adressé au gouvernorat de la ville de Conakry en date du 21 janvier dernier, le département ministériel fixe un délai de 30 jours aux ménages concernés pour se conformer aux normes réglementaires.

Selon le contenu du document, cette décision s’inscrit dans une démarche de protection de la santé publique et de renforcement du respect des règles d’assainissement. « Dans un souci de préservation de la santé publique, de la sécurité collective et du respect des normes d’hygiène et d’urbanisme en vigueur, il apparaît nécessaire que des mesures appropriées soient prises à tous les niveaux de l’administration territoriale », indique le courrier.

Pour assurer l’application effective de cette mesure, le ministère sollicite l’implication du gouvernorat de Conakry. Il demande que les maires des communes, les chefs de quartiers et les chefs de secteurs soient officiellement informés et instruits afin d’engager des actions de sensibilisation auprès des ménages concernés. Ces autorités locales devront également veiller à la correction immédiate des dispositifs d’évacuation non conformes, tout en assurant un suivi rigoureux du processus de mise aux normes.

Le ministère précise par ailleurs que le délai de trente jours court à partir de la date de réception du courrier par les structures concernées. Passé ce délai, des sanctions sévères seront appliquées aux contrevenants. « Tout contrevenant s’exposera aux sanctions prévues par les textes en vigueur, notamment une amende de quinze millions (15 000 000) de francs guinéens et une peine d’emprisonnement ferme pour mise en danger de la vie d’autrui », avertit le document officiel.

Cette décision intervient dans un contexte où les problèmes d’assainissement demeurent un défi majeur pour la capitale guinéenne, régulièrement confrontée aux inondations, à la prolifération des maladies hydriques et à la dégradation rapide de ses infrastructures urbaines. Les autorités espèrent ainsi instaurer une meilleure gestion des eaux usées et renforcer la responsabilité des citoyens dans la préservation du cadre de vie.

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