Bac 2026 en Guinée : une seconde chance pour les candidats crédités de 8,50 à 9,99 de moyenne

Guinée

Conakry, 29 juin 2026– Le système éducatif guinéen franchit une nouvelle étape de son évolution. Le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle a annoncé l’instauration, dès la session 2026 du Baccalauréat unique, d’une session de seconde chance. Une première dans l’histoire de la République de Guinée, présentée comme une réforme majeure visant à renforcer l’équité et à moderniser le système national d’évaluation.

Dans son communiqué, le ministère souligne que cette innovation « s’inscrit dans la dynamique de modernisation du système national d’évaluation et de promotion de l’équité dans l’accès à l’enseignement supérieur et à la qualification professionnelle ». Cette mesure offrira une seconde opportunité aux candidats ayant obtenu une moyenne comprise entre 8,50/20 et 9,99/20 lors de la session ordinaire.

Selon les dispositions adoptées, les candidats concernés seront automatiquement identifiés par la Direction Générale des Examens et Contrôles Scolaires, Concours et Passerelles (DGECS-CP). Les épreuves de rattrapage porteront sur un maximum de deux disciplines non validées, avec une priorité accordée aux matières de spécialité. Le ministère précise également que « les sujets, les modalités de surveillance, de correction et de délibération respecteront les mêmes standards académiques que ceux de la session ordinaire », garantissant ainsi la crédibilité et la rigueur du processus.

Autre disposition importante, les notes obtenues lors du rattrapage remplaceront celles de la première session lorsqu’elles seront supérieures. Les candidats qui atteindront une moyenne définitive d’au moins 10/20 seront déclarés admis, leur diplôme ayant « la même valeur académique et juridique que celui obtenu à la session ordinaire ».

Pour cette première édition, les nouveaux bacheliers issus du rattrapage bénéficieront d’une orientation prioritaire vers les filières de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. À travers cette réforme, le gouvernement entend réduire les situations d’échec liées à de faibles écarts de performance, tout en préservant les exigences de mérite et de qualité qui fondent l’examen du Baccalauréat.

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