Alors que l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui touche actuellement la République démocratique du Congo et l’Ouganda a été déclarée « urgence de santé publique de portée internationale » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les autorités guinéennes ont annoncé un renforcement immédiat de leur dispositif de prévention et de surveillance.
À ce jour, aucun cas suspect ou confirmé n’a été signalé en Guinée. Toutefois, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique affirme ne pas vouloir attendre l’apparition du virus pour agir. Dans un communiqué publié le 5 juin 2026, il souligne que « en raison des déplacements internationaux, notamment par voies aérienne, maritime et terrestre, le ministère a immédiatement renforcé les mesures de prévention, de surveillance et de préparation ».
Sous la coordination technique de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS), plusieurs mesures ont été mises en œuvre. Il s’agit notamment du renforcement de la surveillance épidémiologique sur l’ensemble du territoire, du contrôle sanitaire accru aux points d’entrée du pays, de la mise en alerte des laboratoires nationaux pour un diagnostic rapide, ainsi que de la réactivation des mécanismes de coordination de la riposte aux épidémies.
Le département rappelle également que « la maladie à virus Ebola est une maladie grave qui se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les objets contaminés d’une personne malade ». Il précise qu’elle « ne se transmet ni par l’air, ni par l’eau, ni par les aliments ».
Face à cette menace régionale, les autorités invitent toute personne présentant des symptômes suspects, particulièrement après un séjour en RDC ou en Ouganda, à contacter gratuitement le 115 ou à consulter rapidement une structure sanitaire. Le gouvernement assure que « toutes les dispositions nécessaires sont prises pour prévenir l’introduction du virus en Guinée ».
