“C’était trop tard” : la DGE dévoile les raisons de l’absence du FRONDEG sur la liste nationale

Guinée

La directrice générale des élections, Djenabou Touré, a clarifié ce dimanche 24 mai la situation du Front démocratique de Guinée (FRONDEG), dont les responsables contestent l’absence sur la liste nationale malgré leur retour annoncé dans le processus électoral.

Lors d’une conférence de presse, la patronne de la Direction générale des élections (DGE) a assuré que le parti dirigé par Yéro Baldé demeure bien engagé dans plusieurs circonscriptions électorales. « FRONDEG est candidat au scrutin de plurinominal, uninominal. Partout où ils sont allés en justice, ils ont gagné. Ils sont là », a-t-elle déclaré devant les médias.

Selon Djenabou Touré, le retrait du FRONDEG de la liste nationale serait intervenu à l’initiative du parti lui-même lors de la clôture des candidatures. « Sur la liste nationale, c’est FRONDEG qui a écrit qu’il s’est retiré au moment de la clôture des listes », a-t-elle expliqué, rappelant que la Cour suprême avait ordonné la réintégration de certaines candidatures locales, notamment à Ratoma et aux États-Unis.

La directrice générale des élections a également indiqué que plusieurs listes communales du parti ont été rétablies par décision judiciaire, à l’exception de Koubia et Sonfonia. « Même parfois, injustement. Allez prendre la liste du FRONDEG à Gbessia, ça ne fait pas 45 conseillers (…) Mais la justice l’a rétabli », a-t-elle soutenu.

Djenabou Touré a par ailleurs révélé que des candidats du FRONDEG avaient directement saisi la DGE afin de poursuivre leur participation au scrutin. « Nous n’avons pas été consultés par cette décision. Nous voulons continuer dans le processus », auraient-ils écrit à l’institution.

Face à cette situation inédite, la DGE dit avoir sollicité un avis consultatif de la Cour suprême. « Il n’y a aucune disposition dans le Code qui prévoit ça. Tu te retires, tu reviens », a souligné la responsable électorale, précisant que seuls les candidats ayant officiellement formulé une demande ont été réintégrés.

En conclusion, Djenabou Touré a défendu l’action de son institution. « Nous sommes cohérents dans ce que nous faisons (…) le travail humain, il y a toujours des erreurs et des choses à améliorer », a-t-elle conclu.

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