Dissolution des partis en Guinée : le PEDN dénonce un “coup dur” pour la démocratie

Guinée

Le Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) a exprimé sa vive inquiétude après la dissolution d’une quarantaine de partis politiques en Guinée, une décision qu’il considère comme « un coup dur pour la démocratie guinéenne ». Son porte-parole, Souleymane Kankou Kaba, s’est insurgé contre une mesure qu’il juge à la fois brutale et inquiétante pour l’avenir du pluralisme.

« Parmi les partis dissous, il y a d’anciens partis au pouvoir comme le PDG-RDA, le PUP et le RPG Arc-en-ciel », a-t-il rappelé, soulignant que ces formations ont marqué l’histoire politique récente du pays. Il cite également des acteurs majeurs comme l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, l’UFR de Sidya Touré ou encore l’UPG de Jean-Marie Doré, qui « constituaient jusqu’à récemment les principales forces politiques du pays ».

Le PEDN reconnaît toutefois que « certains partis sans siège ni activité réelle méritaient d’être dissous », évoquant l’existence de « partis fantômes ». Mais il met en garde contre une décision généralisée qui pourrait traduire « une volonté de restreindre le paysage politique ».

Le rôle du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) est également critiqué. « Le MATD ne devrait pas être un facteur de blocage », a insisté Souleymane Kankou Kaba, dénonçant des obstacles rencontrés par certains partis dans leur processus de régularisation.

Concernant la nouvelle loi adoptée par le Conseil National de la Transition (CNT), il regrette un manque de communication : « Beaucoup de partis ne connaissent pas encore le contenu de cette loi ». Il déplore aussi des exigences « difficiles à satisfaire dans un délai aussi court ».

Face à cette situation, le PEDN appelle à « préserver les acquis démocratiques » et à privilégier le dialogue pour éviter « un recul inquiétant de la démocratie guinéenne ».

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