Union du fleuve Mano : les États scellent un pacte de paix et de coopération à Conakry
Conakry, Guinée
Une résolution a sanctionné le sommet de l’Union du fleuve Mano à Conakry, réunissant la Guinée, le Libéria, la Sierra Leone et la Côte d’Ivoire. Les trois premiers pays ont décidé de régler de manière diplomatique le différend frontalier qui les oppose. Ci-dessous les principaux points de la résolution.
Les parties se sont engagées en faveur de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du développement au sein de l’Union du fleuve Mano. Elles ont réitéré leur volonté de résoudre les différends frontaliers entre les États membres de cette organisation par des moyens diplomatiques, conformément à l’article 33 de la Charte des Nations unies.
Les parties se sont engagées à poursuivre une coopération sécuritaire conjointe afin de lutter contre l’insécurité, le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et les trafics illicites.
Les parties se sont engagées à développer et à promouvoir conjointement des activités économiques dans les zones frontalières, au bénéfice de la coexistence pacifique et de la prospérité de leurs populations respectives.
Les parties ont encouragé la poursuite des initiatives de coopération économique et d’intégration régionale, notamment dans les domaines du commerce, des infrastructures, de l’énergie et de l’environnement, ainsi que de la libre circulation des personnes, des biens et des services.
Les parties ont décidé de renforcer la collaboration entre leurs services de défense et de sécurité, notamment par l’intensification des patrouilles et des opérations frontalières conjointes, l’échange régulier de renseignements et d’informations sécuritaires, ainsi que l’établissement de mécanismes de communication rapide entre les autorités locales et les forces de sécurité.
Les parties ont instruit les services en charge des questions frontalières de se réunir dans les plus brefs délais afin de prévenir tout nouvel incident, de favoriser le dialogue intercommunautaire et de proposer des solutions concertées.
Les parties ont convenu de convoquer, dans un délai d’un mois, un sommet de l’Union du fleuve Mano visant à revitaliser cette institution, afin de faciliter un dialogue régulier sur les enjeux de paix, de sécurité et de développement entre les États membres.
Les parties ont exprimé leur volonté d’effectuer des visites de travail dans leurs pays respectifs, dans l’intérêt du renforcement de la fraternité, de la coopération et de la coexistence pacifique.
Les parties ont exprimé, à l’issue des travaux, leur profonde gratitude au président de la République de Guinée et au gouvernement guinéen pour l’accueil chaleureux et les dispositions prises en vue d’assurer le plein succès de ce sommet extraordinaire et fraternel.
Les parties se sont félicitées de l’esprit d’ouverture et de fraternité qui a empreint l’ensemble des discussions.
