Drame à Manéah : l’éboulement fait plus de 11 morts, l’État face à ses responsabilités
Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, s’est rendu ce jeudi sur le site de l’éboulement tragique survenu dans la commune de Manéah. Selon un bilan provisoire, la catastrophe a fait 13 morts et 10 blessés. Sur place, le chef du gouvernement a adressé les condoléances de l’État aux familles endeuillées et exprimé la compassion de l’ensemble de l’exécutif.
« Au nom du président de la République et de l’ensemble du gouvernement, nous faisons face ici à une véritable tragédie. Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles et à toute la communauté éprouvée », a-t-il déclaré.
Les équipes de secours, composées notamment du génie militaire, de la protection civile, de l’ANGUCH et d’autres structures locales, restent mobilisées pour porter assistance aux blessés et poursuivre les recherches afin de retrouver d’éventuelles autres victimes encore ensevelies.
Le Premier ministre a souligné l’importance de tirer les leçons de ce drame pour éviter que de tels événements ne se reproduisent. Il a mis en garde contre les constructions anarchiques, notamment dans les zones à risques.
« Construire sur d’anciens lits de rivière ou au pied de flancs montagneux représente un danger réel. Il en va de la responsabilité de chacun. Désormais, l’État prendra toutes les dispositions nécessaires pour définir clairement les zones constructibles sur l’ensemble du territoire national. Prévenir les catastrophes doit devenir une priorité », a-t-il insisté.
Reconnaissant les conséquences d’années de négligence en matière d’urbanisation et de sécurité publique, le Premier ministre a évoqué un « lourd passif » hérité du passé. Mais il appelle à la retenue et à la solidarité en ces moments difficiles.
« Le temps viendra pour les analyses et les responsabilités. Aujourd’hui, il s’agit d’être aux côtés des familles, de leur apporter un soutien concret et de prendre les mesures d’urgence nécessaires. D’autres actions suivront dans les prochains jours », a-t-il assuré.