Plusieurs militaires en service au bataillon autonome de Mamou mis aux arrêts…

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Dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 Avril 2022, deux militaires en service au bataillon autonome de Mamou ont été mis aux arrêts par des jeunes du quartier Abattoir 2 pour tentative de vol de moto. Les deux hommes en uniforme ont déplacé un conducteur de taxi moto de la ville pour le quartier abattoir 2 derrière le camp militaire. Arrivée à destination, ils ont tenté de spéculer sur le prix du déplacement arrêté au départ à 10.000 GNF. Le motard a refusé de prendre les 7000GNF que les deux hommes en treillis lui ont remis. Ce qu’il ne fallait pas.

Les deux soldats qui seraient de première classe, se sont jetés sur le conducteur pour lui administrer des coups avant de tenter de fuir avec sa moto. Mais sur le coup, un autre motard arrive sur les lieux et alerte aussitôt des jeunes du quartier qui se trouvaient autour du thé. Un des miliaires a été arrêté sur place, l’autre réussit à prendre la poudre d’escampette avant d’être attrapé plus tard. Ils ont été tous trouvés dans la journée du jeudi au commissariat central de police de Mamou. Interrogée, la victime que nous avons trouvée au lit, complétement abattue revient sur sa mésaventure.

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« C’est le mercredi vers 00H que j’ai croisé deux personnes là où on appelle sans loi. Ils m’ont dit qu’ils veulent se rendre derrière le camp. J’ai dit que chacun d’eux payera 5000FG. L’autre a voulu discuter, le second a dit allons, c’est la nuit ça. Arrivée à destination, ils sont descendus de la moto. L’un a voulu me remettre les 10.000FG, l’autre s’est opposé. Il a dit de laisser à 7000FG. J’ai dit non. Après il m’a dit d’éteindre ma moto, j’ai refusé d’obtempérer. Après lui-même a éteint la moto et a pris les clés. Dès que je suis descendu, l’un m’a terrassé avant de me rouer violemment de coups.

Quand je luttais avec l’un, l’autre a pris la moto, il a soutiré mon argent et mon téléphone dans la pochette du réservoir de la moto. Il avait voulu partir avec la moto, quand j’ai commencé a appelé au secours. C’est en ce moment qu’un autre conducteur de taxi est venu nous trouver. Quand il a vu le gilet, il est parti appeler des jeunes qui veillaient en bas de là où on était. Ainsi, ils sont venus petit à petit et quand celui qui avait la moto a vu que la foule grossissait, il a laissé la moto et a pris la fuite. Le second aussi a voulu fuir, mais je l’ai empêché.

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Les gens sont venus, on l’a arrêté et on a appelé la police. Moi, je ne savais pas que c’était des militaires. C’est à la polie, quand on est venu avec notre syndicat, ils m’ont dit que c’est des hommes en tenue. En plus, j’avais vu leur chef, que je connais bien parce que moi aussi mon père travaille là-bas. Ce jour, ils étaient en civil. Personne n’est venu me voir depuis ce jour. Aucune autorité qu’elle soit militaire ou civile. J’ai mal au cou, au dos et un peu partout, je demande que justice soit faite », a indiqué Mamadou Lamarana Baldé, la victime.

Le procureur de la république près le tribunal de première instance a instruit à ce que le dossier soit transmis au parquet. Nous avons tenté d’en savoir davantage sur ce dossier. Mais, M.Souleymane Kouyaté affirme être à l’attente du procès-verbal pour pouvoir communiquer sur le sujet. Pend ant ce temps, des proches de la victime soutiennent que des hauts gradés de l’armée à Mamou tentent d’étouffer l’affaire.

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In africaguinee

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