Gbessia. Le procureur Charles Wright, joue le gentil et libère deux prévenus à la police (Raisons)

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En mission d’inspection inopinée dans les postes de polices et de gendarmerie dans plusieurs communes de Conakry dont celles de Matam et de Matoto, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry, accompagné de plusieurs membres de son parquet a fait parler son cœur en payant la somme de 700,000 gnf pour que 2 jeunes garçons qui sont poursuivis pour abus de confiance, puissent être libérés. L’acte s’est déroulé au Commissariat Central de Police de Gbessia, ce mercredi 13 avril.

Après avoir payé le montant, le Procureur Général Alphonse Charles Wright a expliqué les raisons de cet acte qu’il vient de poser: « c’est la situation d’un Monsieur qui est poursuivi pour abus de confiance portant sur un montant de 200.000fg. Il est détenu depuis deux jours à cause de 200.000 gnf. Nous en tant que représentant du ministère public, on n’est pas là seulement pour demander aux gens de poursuivre. Dans le cadre de nos missions de représentant de la société, on dit que c’est un de nous qui a failli, le parquet général que je représente a pris la responsabilité tout de suite de procéder au remboursement immédiat de ce montant et que la partie civile a été désintéressée. J’ai demandé à ce que l’on puisse le libérer sur le champ ».

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Plus loin le magistrat d’ajouter:《Il y a un autre qui a été poursuivi pour des cas d’abus de confiance portant sur un montant de 500.000fg. Il ne faudrait pas qu’à cause de 500.000fg qu’on amène un tel Monsieur en détention. Comme on aime le dire jeter une appréciation négative sur une personne dont l’étincelle de vie morale est faible, c’est comme si vous enterrez une personne de son vivant. Les gens qui faillissent souvent à la loi , le font pas parce qu’ils ignorent la loi, mais par des raisons de nécessité, souvent ils arrivent à commettre des infractions. Nous avons engagé cette procédure pour leur dire que la société dans laquelle nous vivons, nous commande d’être justes, mais si vous fallissez cette société aussi a un cœur, il y a le côté humain de la justice, il y a le côté rigueur de la justice, nous jouons entre les deux. Quand c’est nécessaire, nous jouons à la rigueur, quand c’est nécessaire parfois nous jouons à l’humain, et c’est ce que nous venons de faire. Le processus va continuer », a-t-il justifié.

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Avec mediaguinee

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